Rabénou a dit :
"Lorsque qu`un homme tombe et
s`enfonce dans la fange et la boue,
il lui est défendu d`y rester et de s`y
attarder plus longtemps, mais qu`il s`efforce d`avoir au moins un pied au-dehors, même si l`autre est encore dedans, car finalement, il parviendra à le dégager complètement". Ses disciples y trouvaient une preuve
dans le verset (Psaumes 69,3) :
"je suis plongé dans la vase d`un gouffre" et en dépit de cela,
"je n`y pose pas mes pieds longtemps" car je ne reste pas dans cette position bien que je sois encore dans cette boue.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-747
Du temps où Rabbi Nathan dut quitter Breslev pour Némirov pendant trois ans, aucun obstacle ne put venir à bout de son désir de passer la fête de Rosh Hashana à Ouman, en compagnie des hassidim. Cependant, ses adversaires qui étaient à ses trousses, le dénoncèrent et le livrèrent aux autorités. Des membres du service d'ordre furent dépêchés pour l'emmener à la maison d'arrêt. Cela se passa la veille du nouvel an juif, alors que Rabbi Nathan se recueillait sur la tombe de son maître. Les policiers refusèrent de lui rendre la liberté, jusqu'à ce que plusieurs personnalités d'Ouman s'en mêlent. Il y avait parmi eux des hassidé breslev, mais aussi d'autres sympathisants du mouvement, comme Rabbi Kalman. Ils se rendirent en délégation jusqu'au domicile du gouverneur, et lui promirent solennellement de leur livrer Rabbi Nathan, dès la sortie de la fête. Les autorités acceptèrent la proposition, et libérèrent leur prisonnier avant Rosh Hashana. Comme convenu, le maître se rendit à la police, après la fête.
Il fut conduit une nouvelle fois à Némirov, escorté par plusieurs gardes, chargés d'enrayer toute tentative d'évasion. Rabbi Nathan était affligé, à l'idée d'être traité comme un vulgaire prisonnier. Ses ennemis de la ville de Ladizine avaient élaboré un plan machiavélique. Lorsque Rabbi Nathan aurait à emprunter leur route, ils se jetteraient sur lui et le frapperaient, à D. ne plaise. Toutefois, la mise à exécution de leur funeste projet fut contrariée par la police qui escorta Rabbi Nathan. Celui-ci vit la main de D. dans toute cette affaire, car du Ciel, on avait décrété qu'il ne lui arriverait aucun mal. L'année suivante, les hassidé breslev obtinrent une autorisation spéciale, en faveur de Rabbi Nathan, afin qu'il puisse se rendre à Ouman, pour y passer la fête de Rosh Hashana.
Source :
1-634
Rabbi Nathan s'exprima une fois au sujet des Contes : 'je possède quelque perception sur l'ensemble des contes composés par Rabénou, à l'exception d'un seul, qui m'est totalement caché :
il s'agit de l'histoire du roi et de l'empereur (conte n°2)'.