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Extraits : Conversation avec les anges II
1-608
Le dernier Rosh Hashana de Rabbi Nathan, celui-ci ne dispensa pas d'enseignement, comme il en avait l'habitude, chaque année. Quand Rabbi Efraïm, le fils de Rabbi Naftali l'interrogea à ce propos, il lui répondit que son état de santé était défaillant.
Toutefois, Rabbi Nathan confia à Rabbi Nahman de Toulchin après la fête, qu'il avait agi sciemment, en refusant d'exposer une leçon. Il avait remarqué qu'un certain nombre de hassidé breslev avaient fait le déplacement, uniquement pour entendre son enseignement. Qu'adviendra-t-il après sa disparition ' Ils ne viendront plus !
Rabbi Nathan voulait leur faire comprendre qu'ils devaient malgré tout se rassembler à Rosh Hashana, même sans leçon dispensée.
(ce récit n'est nullement en contradiction avec ce qui est rapporté dans le livre Parpéraot laHokhma, à propos de l'explication de la leçon 6.
Il y est mentionné que le commentaire sur la halakha n°7 des lois de Shabbat, qui figure dans le Likouté Halakhot constitue une explication originale, révélée lors du dernier Rosh Hashana de Rabbi Nathan. Cependant, elle n'a été dévoilée au public qu'après la fête, pour la raison déjà évoquée).
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-668
Rabbi Nathan confia une fois : 'si je n'avais pas aperçu des chandeliers et de la vaisselle en argent chez Rabénou, il m'aurait été très difficile de me rapprocher de lui'. Celui qui allait devenir le plus célèbre des disciples de Rabbi Nahman était issu d'un milieu fortuné. S'il n'avait pas trouvé ce type de 'repères' chez son futur maître, il aurait dû fournir beaucoup plus d'efforts pour se rapprocher de lui.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-602
Les hassidé breslev racontèrent à Rabbi Nathan une anecdote concernant l'un des plus prestigieux élèves du Becht, qui avait l'habitude de jeûner à de nombreuses reprises, d'un Shabbat à l'autre. Il arriva une fois qu'en cours de semaine, il fut saisi d'une envie irrésistible de manger. Il prit la matsa qui se trouvait à la synagogue, utilisée pour l'Erouv (fusion des domaines) et la mangea. Un peu plus tard, les fidèles remarquèrent que le pain azyme avait disparu. Ils firent des recherches, mais en vain. Ils en vinrent à la conclusion que la matsa avait sans doute été consommée par l'élève du Becht. Ils l'accablèrent de honte. Dans un état de confusion totale, il renia sa foi, en se séparant totalement du judaïsme. A propos de ce récit, Rabbi Nathan disait que cet homme en était arrivé là, parce qu'il s'était laissé aller au désespoir. Il aurait dû se dire :
'qu'ai-je fait de mal ' Je n'ai mangé qu'un bout de matsa (et non une nourriture interdite). Et de plus, au bout de plusieurs jours de jeûne ininterrompus'.