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Extraits : Conversation avec les anges II
1-145
Avant de prendre ses fonctions dans la ville de Breslev, Rabénou devait s'adresser aux dirigeants de la communauté. Il leur posa comme condition préalable de voir Rabbi Aharon son élève, officier en tant que rav. Les disciples de Rabénou lui firent remarquer : « la charge du rabbinat a été attribuée à l'un des disciples de Rabbi Baroukh de Medziboz, votre oncle ! » Rabénou revint à la charge : « il s'agit du rav compétent qu'a choisi mon oncle - eh bien moi, je veux que soit choisi mon Rav qui est tout aussi valable ! » Et bien que Rabbi Baroukh soit parvenu à convaincre les dignitaires de la ville d'accueillir Rabénou '
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-301
Après la cérémonie de circoncision de Rabénou, ses oncles Rabbi Baroukh de Medziboz, ainsi que l'auteur de l'ouvrage Deguel Mahané Efraïm, s'approchèrent de la jeune accouchée, qui était leur soeur. Ils avaient beaucoup d'estime pour elle, à telle point qu'ils la considéraient comme animée d'un véritable souffle prophétique. Ils la bénirent en lui souhaitant de voir son enfant baigner dans une atmosphère de Torah.
Qu'elle assiste à son mariage et qu'il puisse accomplir de bonnes actions !
Feïga s'adressa à son frère Rabbi Baroukh, en lui demandant de bien vouloir bénir son jeune enfant :
qu'il n'ait jamais à subir de controverse...
'C'est impossible !' lui répondit-il.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-225
Rabbi Yehiel Tsvi, le frère de Rabénou, portait le même prénom que son grand-père maternel. Ce dernier était le mari d'Odèle, la fille du Baal Chem Tov, et on le surnommait 'Deutchel'-l'Allemand- car il était originaire de ce pays. Rabbi Nahman avait un autre frère, Rabbi Israël. Son visage exprimait la pâleur d'un mort, à tel point qu'on le surnommait Rabbi Israël 'le mort'.
Quand celui-ci était encore un tout jeune enfant, il souffrit d'une très grave maladie, qui le conduisit à deux doigts de la mort. Feïga sa mère le prit alors dans ses bras, et courut sur la tombe du Baal Chem Tov. Elle se mit à pleurer à chaudes larmes, déversant sa peine, en faisant entendre ses gémissements.
Puis elle abandonna le nourrisson sur la pierre tombale et s'en alla. Quand elle revint, elle le trouva en parfaite santé :
il pleurait, pendant qu'il cherchait sa mère du regard. Par la suite, Feïga aperçut le Baal Chem Tov en rêve.
Il lui déclara : 'si tu étais venue me voir sans crier, je lui aurais donné une belle âme. Tes gémissements bruyants m'ont conduit à ne pas faire suffisamment attention à l'âme que je lui ai attribuée. En conséquence, ton fils porte celle d'un mort'. On admet généralement que Rabbi Israël était l'aîné. C'est pour cela qu'il portait le prénom d'Israël, tout comme le Becht.
Quant à Rabénou, il reçut le prénom de son grand-père, le saint Rabbi Nahman Horodenker, de mémoire bénie.