Rabénou déclara un jour à ses disciples sur un ton implorant :
« vous êtes certes des hommes dignes, mais ce n'est pas à cela que j'aspirais. J'avais pour but de vous rendre tels des animaux de la forêt qui poussent leurs hurlements vers D. durant des nuits entières ».
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
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Au cours d'un mariage qui eut lieu à Breslev, un musicien qui jouait du tambour s'écroula, exténué, au petit matin, car les réjouissances s'étaient prolongées jusque là, chose courante à l'époque. Il s'appelait Rabbi Yaakov, et on le surnommait Yankel. Quand le chef d'orchestre remarqua sa somnolence, il lui administra une tape sur la joue, et lui cria : 'Yankel, frappe le tambour avec joie !' Le musicien se réveilla en larmes, la joue douloureuse, et fit résonner son instrument de toutes ses forces. Rabbi Nathan, qui avait observé toute la scène, en tira une leçon pour le service divin. Bien que l'homme connaisse au cours de sa vie de multiples descentes spirituelles, ou qu'il se sente rejeté, il a l'obligation de poursuivre le combat qu'il mène contre le mauvais penchant et ses acolytes- et ce, avec joie. L'auteur du livre 'Avanéha barzel' rapporte que cette histoire s'est passée chez Rabénou, lequel conclut par ces mots : 'bien que tu aies reçu une gifle, te voilà obligé de poursuivre tes roulements de tambour avec joie !'
Source :
1-520
Paroles de Rabbi Nathan :
'Cela vaudrait la peine de vivre 70 ans ici-bas, même si on devait endurer une existence entière de souffrances et d'épreuves, dénuée de toute bonne action, pourvu qu'on ne repousse qu'une seule mauvaise pensée'. Rabbi Avraham le fils de Rabbi Nahman de Toulchin concluait ainsi : 'et à plus forte raison quand on réalise quelque bonne action, la vie vaut vraiment la peine d'être vécue'.