Rabbi Itshak le fils de Rabbi Nathan eut l'occasion d'écrire une lettre à son père, dans laquelle il lui raconta un miracle qui s'était produit dans la ville de Toulchin. Il y avait là-bas un homme simple, du nom de Rabbi Nétanel. Toutes les bénédictions qu'il donnait se réalisaient de façon extraordinaire. Rabbi Itshak demanda à son père ce qu'il en pensait. Rabbi Nathan lui répondit qu'il voulait en savoir davantage : comment ce Rabbi Nétanel se comportait-il dans la vie de tous les jours ' Après lui avoir fourni des précisions supplémentaires, Rabbi Nathan expliqua à son fils que même si les actions décrites par Rabbi Itshak étaient honorables, elles n'étaient pas suffisantes pour justifier la portée des bénédictions qu'il attribuait. Le fils de Rabbi Nathan devait aller plus loin dans ses investigations, en tâchant de déceler chez Rabbi Nétanel une conduite particulière. Finalement, Rabbi Itshak remarqua que cet homme simple veillait scrupuleusement à se lever au milieu de la nuit, et à accomplir le Tikoun hatsot.
Rabbi Nathan répondit à son fils :
'ne cherche plus ! C'est bien cette pratique qui confère une force spéciale aux bénédictions qu'il prodigue'.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-69
Rabénou a déclaré :
« celui qui n'a pas encore commencé à adopter une ligne de conduite plus stricte et continue à manger du pain azyme trempé dans un liquide, ne doit pas modifier sa façon d'agir; mais celui qui a accepté de prendre sur lui ce point plus strict doit continuer à l'appliquer ».
Rabbi Nahman ne consommait pas de telles galettes humectées.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-147
Lorsque le rav Baal Tanya entreprit son voyage qui devait l'amener à rencontrer le saint Rabbi Baroukh de Medziboz, qui habitait alors à Toulchin, afin de mettre un terme au différend qui les opposait, le Baal Tanya traversa plusieurs villages dont Breslev, Haissin et Téplik.
Il s'arrêta aussi pour rencontrer Rabénou. A son arrivée, ce dernier se tourna vers Moshé Henkès qui était très riche, et lui dit :
« fais donc la charité à un authentique talmid hakham ! »
Moshé déposa un rendel en or sur la table. Rabénou le dévisagea avec stupéfaction : « c'est tout ce qu'on donne à un vrai talmid hakham ' »
Moshé donna encore un rendel, mais devant l'étonnement soutenu de Rabénou, il décida d'en offrit un autre. La même scène se répéta à plusieurs reprises, jusqu'à ce que la somme eut atteint dix rendels d'or.
Rabénou prit les pièce et les mit dans les mains du Baal Tanya.
Puis les gens de la ville raccompagnèrent le rav jusqu'à l'entrée de la ville. Rabénou prit place avec lui dans la carriole. En cours de route, le rav demanda à Rabénou « risque-t-on d'être espionné ' » Il craignait d'être surpris par des hommes du gouvernement qui étaient alors à ses trousses. Rabénou lui répondit en pesant ses mots :
« non ! Ils ne sont pas aussi sots ! » en lui faisant signifier que ses disciples ne manquaient pas à ce point d'intelligence, de plus ils se surveillaient mutuellement, il n'y avait donc rien à craindre.
Le Baal Tanya confia alors à Rabénou qu'il espérait non seulement gagner avec l'aide de D. le procès dans lequel il était impliqué à Saint Petersbourg, mais aussi restaurer la paix entre lui et l'oncle de Rabénou.
Son interlocuteur lui fit pour toute réponse :
« avec Peterboukh tu peux gagner (c'est-à-dire face au pouvoir en place qui siègeait à Saint Petersbourg, anciennement appelée Peterboukh), mais avec Peter Baroukh (c'est-à-dire mon oncle Rabbi Baroukh) tu n'y arriveras point ! » Ses paroles se réalisèrent : la controverse entre les deux rabbins devint même plus vive qu'auparavant.