Rabénou eut l'occasion de faire l'éloge de Rabbi Mendel, surnommé
« Rabbi Mendel le villageois ». Il s'écria : « c'est ma médaille ».
On remarquera l'assonance entre le prénom Mendel et le mot hébraïque
« médalia », médaille.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-728
Rabbi Nathan déclara un jour : 'la véritable grâce de sainteté était l'apanage de Rabénou. Quant à moi, je n'ai pu l'a faire mienne, mais, grâce à D., je suis dénué de tout charme trompeur'.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-742
Une personnalité notoire s'était engagée fermement à ne jamais proférer le moindre mensonge. Il ne devait dire que la stricte vérité, en toute occasion. Son service divin et ses paroles étaient entièrement axés sur ce principe. Il fut un jour contraint de franchir la frontière, sans autre alternative possible, mais il ne possédait pas de passeport. Lorsque les douaniers l'interrogèrent, il leur répondit qu'il en était démuni, en vertu de sa stricte ligne de conduite, qui consistait à dire la vérité, coûte que coûte. Les garde-frontières l'incarcérèrent, ce qui l'obligea à délaisser beaucoup son étude et ses dévotions. Finalement, il dut mentir à de nombreuses reprises pour recouvrer sa liberté. A propos de ce récit, Rabbi Nathan disait qu'il lui était arrivé tout cela, car il ne savait pas se servir de la vérité, comme il se doit. Il lui aurait suffi d'acquiescer d'un simple mouvement de tête, et il aurait franchi la frontière sans encombres. L'adoption d'une ligne de conduite stricte en matière de vérité le conduisit au contraire à proférer de nombreux mensonges, et à négliger son service divin, le temps de recouvrer sa liberté.