La discussion rapportée dans Hayé Moharan §220, qui traite de l'importance d'être aux côtés du Rabbi à Rosh Hashana, avait été motivée par l'absence de Rabbi Lipa, lors de la fête.
Bien qu'il ait eu de bonnes raisons de ne pas venir, comme le faisaient remarquer des hassidé breslev (il devait voyager en compagnie d'autres commerçants, à destination de la ville d'Adès, afin de fournir l'Ukraine en cédrats, ce qui constitue un commandement relatif à l'ensemble de la communauté, donc normalement prioritaire), Rabénou déclara que rien n'était plus grand que son Rosh Hashana. Le travail dans lequel était engagé Rabbi Lipa pouvait très bien être exécuté par d'autres personnes.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-555
Rabbi Nathan évoqua une fois la leçon intitulée 'celui qui s'éveille la nuit'
(LM I,52). Cet enseignement traite de l'importance du dialogue avec D., pratiqué à l'abri des regards, en dehors de la ville, et de préférence durant la nuit. Certains élèves qui craignaient ce type de sorties, en parlèrent avec Rabbi Nathan. Le maître leur raconta une histoire. Des heidemarks (bandits cosaques) s'en prirent une fois à une ville, ce qui provoqua la fuite éperdue de tous ses habitants. Parmi eux se trouvait un homme qui était connu pour être extrêmement peureux. Dans la précipitation, il se cacha dans le cimetière et y demeura toute la nuit.
Le lendemain, quand les gens retournèrent chez eux, les proches de cet homme lui demandèrent : 'comment as-tu fait pour ne pas éprouver la peur ' Tu es pourtant resté seul dans cet endroit, une nuit entière !' Il leur répondit : 'les pillards m'ont tant effrayé ! J'en ai oublié jusqu'à ma peur ...' Rabbi Nathan conclut : 'il en est de même dans le service de D., ainsi que le rapporte le Zohar (III,158,b) : 'celui qui se trouve dans la détresse ne voit rien'. L'explication en est la suivante : celui qui vit une situation tendue ne tient compte d'aucun obstacle'. Lorsqu'on ressent de la crainte et de l'effroi vis à vis du jour du jugement prochain, toutes les peurs éprouvées à l'égard de ce monde physique disparaissent'.
Source :
1-513
'Même si j'arrivais au dernier crépuscule du sixième millénaire, sans avoir assisté à la délivrance, je croirais malgré tout d'une foi parfaite en la venue du Mashiah !' s'écria un jour Rabbi Nathan.