Un jour, une personne rendit visite à Rabbi Nathan et lui révéla qu'à chaque fois qu'elle entreprenait l'étude du livre Réchit Hokhma, elle était prise d'une grande tristesse. Cet homme venait lui demander conseil. Rabbi Nathan lui déclara : 'en l'écrivant, l'auteur de cet ouvrage n'avait pas pour dessein de plonger ses lecteurs dans une morne tristesse. Si vous ne vous sentez pas capable de le lire sans éprouver de tels sentiments, ne l'étudiez pas !'
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-592
Rabbi Nahman de Toulchin voyageait une fois en compagnie de Rabbi Nathan. Ce dernier faisait la prière du matin dans la diligence, sans enthousiasme particulier. Son compagnon fut témoin des efforts importants que déployait Rabbi Nathan dans sa prière. Quand ce dernier parvint aux mots 'rendez hommage à son saint souvenir', son coeur s'enflamma d'un coup. Il faut remercier D., même pour le peu de sainteté qui nous anime, comme aimait le dire Rabbi Avraham, qui le tenait de son père Rabbi Nahman de Toulchin.
Quant à Rabbi Nathan, il poursuivit dès lors sa prière avec sa ferveur habituelle.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-179
Le mariage de Myriam la fille de Rabénou avec le fils du Rav de Valtechisk devait se dérouler dans le lieu de résidence de Rabbi Nahman, selon la coutume. Cependant, le Rav de Valtechisk délégua un émissaire chez Rabénou pour lui faire part de son désir d'assister au mariage dans la ville de Valtechisk, pour cause d'une maladie des yeux qui le faisait souffrir. Il lui serait pénible de se rendre jusqu'à Breslev, lieu prévu pour le déroulement de la cérémonie. Quand Rabénou apprit cette nouvelle, il dit à ses disciples : « certes, je sais bien qu'il a mal aux yeux. S'il voyait avec clarté, il apercevrait quel personnage il va faire rentrer dans sa famille : il serait parti à ma rencontre et je n'aurais pas été obligé de me rendre jusqu'à lui' »