Dans la ville d'Ouman se trouvait une synagogue construite grâce à la contribution généreuse d'un certain « Rabbi Kalman », qui comptait parmi les plus grosses fortunes d'Ouman, à l'époque où Rabénou vivait encore.
Cette synagogue portait le nom de « Rabbi Kalman's Kloïz ».
Quand Rabbi Leib de Kostantina prit de l'âge, il fréquenta le Kloïz de Rabbi Kalman, n'ayant plus la force de se rendre jusqu'au Kloïz des disciples de Rabénou. De plus, la synagogue de Rabbi Kalman était bien chauffée, ce qui n'était pas du tout le cas de l'autre lieu de prières, où il y régnait un froid glacial.
Rabbi Leib y pratiquait donc ses dévotions : il se levait à minuit,etc.
Il extériorisait son service divin par des cris et des pleurs, ce qui attira l'attention du bedeau qui lui demanda :
« pourquoi pleurez-vous ' (il croyait que ses larmes étaient liées à un manque de subsistance). Je vais vous raconter une histoire de votre Rabbi qui fera sécher vos larmes définitivement ».
Il expliqua que son père faisait partie de la hevra kadisha à l'époque de la disparition de Rabénou. Lors de son décès, on se conduisit selon les règles usuelles relatives à la mort d'un être cher, sans n'y rien changer, et les membres de la hevra kadisha s'occupèrent de sa sainte dépouille
(cf Yémé Moharnat §66).
Ils chargèrent mon père de déposer votre Rabbi dans la tombe.
Il m'a raconté qu'au moment où il saisit le corps inerte alors qu'il allait toucher le sol, une intense lumière éblouit le fossoyeur un bref instant.
La sainte dépouille venait de lui être ravie. Il s'exclama : « j'ignore qui l'a posée sur le sol. Lorsque mon père me raconta ce récit, il m'ordonna de ne plus m'obstiner dans la querelle qui m'opposait aux hassidé breslev, en raison de ce qu'il avait vécu. Le bedeau conclut par ces mots :
« pourquoi donc pleurez-vous quand vous avez la chance d'avoir un tel Rabbi si saint et si redoutable ».
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-284
A propos de ce qui est rapporté en LM II,48 : 'qu'a fait le Becht lorsqu'il était en mer '', Rabénou a expliqué qu'il fut soumis à une épreuve, semblable à celle qu'évoque le roi David dans le Tanakh : 'car on m'a repoussé aujourd'hui de l'héritage de l'Eternel, en me disant : va servir des divinités étrangères...'
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-579
Paroles de Rabbi Nathan :
'le Tsadik Rabbi Zoushé a déclaré qu'on a des comptes à rendre sur le temps gaspillé, excepté lorsqu'on entreprend un voyage. Quant à moi, je suis prêt à répondre même de cela.
Tout dépendra du jour de la semaine'. Rabbi Nathan faisait tant attention au temps qu'il était capable de fournir un compte-rendu détaillé des dévotions qu'il pratiquait durant ses déplacements.