Rabénou se rappela une fois avec satisfaction d'un souvenir de jeunesse.
Il raconta qu'étant tout jeune enfant, il ne pleurait pas au moment où sa mère lui peignait les cheveux, contrairement aux autres enfants.
Il avait déjà compris qu'il faut nécessairement souffrir dans ce monde, et que le seul bien ici bas, c'est la souffrance'
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-620
Rabbi Nathan fit part de ses regrets, au regard du temps important pendant lequel il fut éloigné physiquement de Rabénou. Bien qu'il étudiait la Torah et se consacrait à la prière, il aurait mieux valu s'abriter à l'ombre du Tsadik, et le servir beaucoup plus souvent. En adoptant cette conduite, il aurait pu bénéficier d'un plus grand nombre d'enseignements, pour son plus grand bien, et celui du monde, pour l'éternité ! (Comme l'ont affirmé nos sages, de mémoire bénie (Berakhot 7a) :
'servir la Torah est plus important que de l'étudier'. Cf également le Sefer Hamidot, sujet de la prière, §1 : 'on doit aspirer au bien de la communauté même si l'on doit subir une perte').
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-92
« Je ne peux pas supporter plus longtemps vos jours de fête ! » se plaignit un jour Rabénou. Il s'agissait de la coutume qu'avaient adopté ses disciples de faire en toute occasion des réunions amicales.
Ils décidèrent donc d'y mettre fin. Même le repas qui clôt la journée
shabbatique ( mélavé malka- raccompagnement de la reine Shabbat) n'était pas pris en commun. Quant au repas spécial consommé à Rosh Hodesh, les disciples de Rabbi Nahman avait l'habitude de le prendre au cours de la journée, et en toute simplicité.