Voici comment les hassidim en vinrent à boire du 'yach' (de l'eau de vie).
Les élèves du Becht, qui étaient des Tsadikim, remarquèrent que le fait de se rassembler pour s'entretenir du service divin était une bonne chose.
Ils se sentirent obligés de boire un peu d'eau de vie, afin de rapprocher les coeurs. Mais, petit à petit, le but idéal que devaient véhiculer ces réunions devint secondaire, au profit d'une consommation d'alcool de plus en plus grande... Les enseignements de Torah se raréfièrent et la boisson finit par occuper une place prépondérante.
C'est pour cette raison que Rabénou abhorrait ce type de pratique, à tel point qu'il déclara une fois : 'je ne peux supporter plus longtemps la façon dont vous vous réjouissez les jours de fête !' Rabénou exigeait donc de ses disciples une parfaite sobriété, ce qui leur permettrait de se réunir, en échangeant uniquement des paroles relatives au service divin. Ce n'est qu'à l'époque de Rabbi Nahman de Toulchin que le thé fut introduit dans les cercles de réunion des hassidé breslev. D'après ce rav, la consommation de thé est sans danger, et ne présente pas les mêmes désagréments que l'alcool.
Le fait d'en boire est une bonne chose.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-763
Moshé Henkès se glorifiait d'être prêt à renoncer à la récompense spirituelle, liée à la charité offerte à Rabénou, pour l'octroyer à toute personne intéressée...
Quand on rapporta à Rabbi Nathan quelles étaient ses intentions, il s'écria : 'ça ne lui sera d'aucune utilité !'
En d'autres termes, bien que Moshé Henkès ait commis de graves transgressions, ajoutées aux immenses dégâts engendrés par son conflit engagé contre les hassidé breslev, il jouira finalement du salaire associé au commandement de la charité, qu'il pratiqua envers Rabénou.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-622
Des hassidé breslev faisaient la louange d'un homme qui, d'après eux, était d'une grande majesté, en présence de Rabbi Nathan. Celui-ci leur lança :
'celui qui m'appartient et qui en est dépourvu en a cependant plus que lui !'
Il songeait à Rabbi Nahman, le fils de Rabbi Ozer, à la physionomie quelconque, mais qui servait D. avec éclat, comme on le sait. Rabbi Nathan voulait faire comprendre à ses disciples que la beauté d'un individu ne dépend pas de l'apparence extérieure mais de son intériorité, comme il est écrit (Sam 1 16,7) : 'l'homme voit par ses yeux, mais D. distingue le coeur'.