Rabbi Nathan apporta un jour un cédrat à Rabénou, afin qu'il lui donne son avis : fallait-il l'acheter ' Cependant, Rabénou ne montra pas d'enthousiasme particulier à la vue de ce cédrat, et se contenta de dire « eh alors'» platement. Pourtant, Rabbi Nathan décida malgré tout de l'acheter. Il s'en retourna le montrer à Rabénou qui en fit cette fois l'éloge, ce qui étonna Rabbi Nathan. Pour quelle raison le maître ne l'avait pas loué la première fois, alors qu'à présent, il en parlait en termes élogieux ' Rabénou lui répondit : « si j'avais manifesté beaucoup d'intérêt pour ce cédrat, tu serais parti l'acheter avec une immense joie.
Le vendeur, en voyant ton visage resplendissant, aurait attribué à ce cédrat une somme beaucoup plus élevée. C'est pour cette raison que je n'en ai fait aucun éloge, bien qu'en vérité, il s'agit d'un cédrat magnifique ».
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-791
Les hassidé breslev n'avaient pas la coutume de rendre visite à Rabbi Nathan, pour Pessah. Même son fils Rabbi Itshak ne venait pas chez lui, à l'occasion de cette fête.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-602
Les hassidé breslev racontèrent à Rabbi Nathan une anecdote concernant l'un des plus prestigieux élèves du Becht, qui avait l'habitude de jeûner à de nombreuses reprises, d'un Shabbat à l'autre. Il arriva une fois qu'en cours de semaine, il fut saisi d'une envie irrésistible de manger. Il prit la matsa qui se trouvait à la synagogue, utilisée pour l'Erouv (fusion des domaines) et la mangea. Un peu plus tard, les fidèles remarquèrent que le pain azyme avait disparu. Ils firent des recherches, mais en vain. Ils en vinrent à la conclusion que la matsa avait sans doute été consommée par l'élève du Becht. Ils l'accablèrent de honte. Dans un état de confusion totale, il renia sa foi, en se séparant totalement du judaïsme. A propos de ce récit, Rabbi Nathan disait que cet homme en était arrivé là, parce qu'il s'était laissé aller au désespoir. Il aurait dû se dire :
'qu'ai-je fait de mal ' Je n'ai mangé qu'un bout de matsa (et non une nourriture interdite). Et de plus, au bout de plusieurs jours de jeûne ininterrompus'.