Rabbi Akiva Velwell se rapprocha de la voie enseignée par Rabénou, grâce aux paroles pleines d'enthousiasme de Rabbi Nathan que celui-ci prononça une veille de Yom Kipour. Le maître commentait un passage figurant dans la liturgie de ce jour solennel, au sujet du service exécuté par le grand-prêtre.
'Il retirait les vêtements d'or et se revêtait de vêtements blancs, car le service de ce jour se faisait en vêtements blancs'. Rabbi Nathan expliqua alors que le grand-prêtre devait pénétrer dans le Saint des saints, ce qui fait allusion au départ de l'homme, de ce monde. On lui retire tous les vêtements d'or, y compris le pectoral serti de pierres précieuses, car aucune de ces choses n'accompagne l'homme dans l'au-delà. Il ne lui reste que des vêtements blancs, qui font allusion aux bonnes actions qu'il a accomplies ici-bas. Ces propos touchèrent profondément le coeur de Rabbi Akiva Velwell, qui se rapprocha désormais de Rabbi Nathan.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-211
Après son installation à Breslev, Rabénou voyagea une fois à Ladizin.
Il se rendit un vendredi soir à une fête, en l'honneur de la naissance d'un garçon, chez l'un des disciples.
Parmi les habitants de la ville qui vinrent féliciter le père de famille, se trouvait le chantre de la communauté.
Après s'être assis, ce dernier fut invité, pour l'occasion, à entonner un air joyeux. A la surprise générale, le chantre répondit qu'il était un peu enroué. En tant qu'adversaire de Rabénou, il ne souhaitait pas chanter en sa présence. Le Tsadik, qui devina ses intentions, déclara à l'assistance :
'je vais lui octroyer une voix qui ne cessera jamais'. La circoncision se déroula au cours de la semaine suivante. Absent lors de la cérémonie, on partit à la recherche du chantre.
A son domicile, on apprit qu'il avait déjà quitté la maison. Les investigations se poursuivirent jusqu'à ce qu'on l'aperçoive en train de commettre une transgression, à D. ne plaise. On comprit alors les paroles de Rabénou : il lui avait accordé une réputation, autrement dit une 'voix', qui ne tarit pas...
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-691
En 1803, Rabbi Nathan qui se rapprochait à peine de Rabénou, voyagea en sa compagnie, jusqu'à Medvedevka, afin d'assister au mariage de sa fille Sarah. La cérémonie devait être célébrée le premier Nissan. Rabbi Nathan prolongea son séjour dans cette ville, au-delà de la fête de Pessah (cf Yémé Moharnat §3). Le disciple souhaitait ardemment que Rabbi Nahman l'invite à l'occasion de la soirée pascale, ce qui lui permettrait d'assister à la façon dont Rabénou dirigeait les différentes étapes jalonnant la fameuse nuit. A sa grande déception, le maître ne le convia pas au dîner, car il avait l'habitude de passer la soirée avec ses proches. Rabbi Nathan était pourtant animé d'un tel désir de voir Rabénou, qu'il s'élança, dès qu'il eut fini son propre séder, en direction de l'auberge où séjournait son maître.
Il passa près de la porte, et aperçut Rabénou qui, un verre à la main, entamait la prière qui débute par les mots : 'déverse ta colère'. Ce bref instant lui procura une immense joie !