Une personnalité notoire s'était engagée fermement à ne jamais proférer le moindre mensonge. Il ne devait dire que la stricte vérité, en toute occasion. Son service divin et ses paroles étaient entièrement axés sur ce principe. Il fut un jour contraint de franchir la frontière, sans autre alternative possible, mais il ne possédait pas de passeport. Lorsque les douaniers l'interrogèrent, il leur répondit qu'il en était démuni, en vertu de sa stricte ligne de conduite, qui consistait à dire la vérité, coûte que coûte. Les garde-frontières l'incarcérèrent, ce qui l'obligea à délaisser beaucoup son étude et ses dévotions. Finalement, il dut mentir à de nombreuses reprises pour recouvrer sa liberté. A propos de ce récit, Rabbi Nathan disait qu'il lui était arrivé tout cela, car il ne savait pas se servir de la vérité, comme il se doit. Il lui aurait suffi d'acquiescer d'un simple mouvement de tête, et il aurait franchi la frontière sans encombres. L'adoption d'une ligne de conduite stricte en matière de vérité le conduisit au contraire à proférer de nombreux mensonges, et à négliger son service divin, le temps de recouvrer sa liberté.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-632
Une veille de Rosh Hashana, un hassid breslev aborda Rabbi Nathan, alors qu'il revenait du site où est enterré Rabénou. Il s'entretint avec lui, au sujet de la prière usuelle figurant après le Tikoun haklali. Pourquoi Rabbi Nathan l'avait-il ajouté en tant que prolongement des Psaumes institués par Rabénou ' Le maître lui répondit :
'j'ai composé cette prière pour moi seul. Celui qui ressent un manque ou une certaine nécessité, et souhaite la réciter, peut tout à fait le faire !'
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-688
Rabbi Nathan n'était pas ce que l'on appelle un 'Baal Téfila'. Il n'a jamais dirigé l'office, en priant devant le pupitre. De plus, il n'a jamais composé de mélodies, et n'était nullement chantre.