Lorsque le rav Baal Tanya entreprit son voyage qui devait l'amener à rencontrer le saint Rabbi Baroukh de Medziboz, qui habitait alors à Toulchin, afin de mettre un terme au différend qui les opposait, le Baal Tanya traversa plusieurs villages dont Breslev, Haissin et Téplik.
Il s'arrêta aussi pour rencontrer Rabénou. A son arrivée, ce dernier se tourna vers Moshé Henkès qui était très riche, et lui dit :
« fais donc la charité à un authentique talmid hakham ! »
Moshé déposa un rendel en or sur la table. Rabénou le dévisagea avec stupéfaction : « c'est tout ce qu'on donne à un vrai talmid hakham ' »
Moshé donna encore un rendel, mais devant l'étonnement soutenu de Rabénou, il décida d'en offrit un autre. La même scène se répéta à plusieurs reprises, jusqu'à ce que la somme eut atteint dix rendels d'or.
Rabénou prit les pièce et les mit dans les mains du Baal Tanya.
Puis les gens de la ville raccompagnèrent le rav jusqu'à l'entrée de la ville. Rabénou prit place avec lui dans la carriole. En cours de route, le rav demanda à Rabénou « risque-t-on d'être espionné ' » Il craignait d'être surpris par des hommes du gouvernement qui étaient alors à ses trousses. Rabénou lui répondit en pesant ses mots :
« non ! Ils ne sont pas aussi sots ! » en lui faisant signifier que ses disciples ne manquaient pas à ce point d'intelligence, de plus ils se surveillaient mutuellement, il n'y avait donc rien à craindre.
Le Baal Tanya confia alors à Rabénou qu'il espérait non seulement gagner avec l'aide de D. le procès dans lequel il était impliqué à Saint Petersbourg, mais aussi restaurer la paix entre lui et l'oncle de Rabénou.
Son interlocuteur lui fit pour toute réponse :
« avec Peterboukh tu peux gagner (c'est-à-dire face au pouvoir en place qui siègeait à Saint Petersbourg, anciennement appelée Peterboukh), mais avec Peter Baroukh (c'est-à-dire mon oncle Rabbi Baroukh) tu n'y arriveras point ! » Ses paroles se réalisèrent : la controverse entre les deux rabbins devint même plus vive qu'auparavant.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-681
Un hassid breslev qui était cohen posa une question à Rabbi Nathan.
Lui était-il permis de se rendre à proximité immédiate de la tombe de Rabénou. En tant que cohen, peut-être ne fallait-il pas le faire ' Rabbi Nathan ne lui donna pas de réponse précise, mais se contenta de dire en guise de conclusion : 'je remercie D. de ne pas être né cohen !' Cette affirmation appelle plusieurs explications :
1) S'il avait été cohen, il n'aurait pas pu se rendre sur la tombe de son maître, ce qui lui aurait occasionné une grande souffrance.
2) S'il avait été cohen et se serait malgré tout rendu sur le tombeau, les opposants à la hassidout breslev se seraient moqués de lui, ce qui aurait généré une nouvelle controverse.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-623
Rabbi Nathan a déclaré :
'je pourrais fournir une explication sur le plus ardu commentaire du Maharam Shif, mais sur un simple homme, j'en serais bien incapable, car l'essentiel, c'est un coeur brisé. Qui peut donc sonder le coeur brisé de son prochain ''