Après son installation à Breslev, Rabénou voyagea une fois à Ladizin.
Il se rendit un vendredi soir à une fête, en l'honneur de la naissance d'un garçon, chez l'un des disciples.
Parmi les habitants de la ville qui vinrent féliciter le père de famille, se trouvait le chantre de la communauté.
Après s'être assis, ce dernier fut invité, pour l'occasion, à entonner un air joyeux. A la surprise générale, le chantre répondit qu'il était un peu enroué. En tant qu'adversaire de Rabénou, il ne souhaitait pas chanter en sa présence. Le Tsadik, qui devina ses intentions, déclara à l'assistance :
'je vais lui octroyer une voix qui ne cessera jamais'. La circoncision se déroula au cours de la semaine suivante. Absent lors de la cérémonie, on partit à la recherche du chantre.
A son domicile, on apprit qu'il avait déjà quitté la maison. Les investigations se poursuivirent jusqu'à ce qu'on l'aperçoive en train de commettre une transgression, à D. ne plaise. On comprit alors les paroles de Rabénou : il lui avait accordé une réputation, autrement dit une 'voix', qui ne tarit pas...
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-88
Rabénou se rappela une fois avec satisfaction d'un souvenir de jeunesse.
Il raconta qu'étant tout jeune enfant, il ne pleurait pas au moment où sa mère lui peignait les cheveux, contrairement aux autres enfants.
Il avait déjà compris qu'il faut nécessairement souffrir dans ce monde, et que le seul bien ici bas, c'est la souffrance'
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-599
Rabbi Nahman de Toulchin raconte :
'j'ai vu avec quel enthousiasme Rabbi Nathan étudiait une fois après hatsot, la leçon 'celui qui les prend en pitié les dirigera' (LM II,7). Il était animé d'une telle vitalité, qu'il semblait l'avoir entendue de Rabénou pour la première fois'.